Experience of Clinical Internship at Hôpital Charles Nicolle in Rouen, France

Experience of Clinical Internship at Hôpital Charles Nicolle in Rouen, France

Dr. Nay Myo Htun, Consultant Anaeshtesiologist, Yangon General Hospital, Myanmar

image 1bis

It was a great opportunity for me that I was allowed to participate in the clinical internship program in September, 2019 at Hopital Charles Nicolle, Rouen, France. The training was coordinated by Dr. Henri Maries and supported by AFRASE . It was intended to observe clinical practice of regional anaesthesia techniques in France through an internship program.

Upon arrival to Rouen, I was warmly welcomed by Prof. Vincent Compere and his lovely family and they helped me to visit around the city during the weekend before training. Dr. Juliette Thill and Dr. Andrea Bailleul arranged to meet me on Sunday evening. They explained about the operation theatres and helped me got my schedule to visit the hospital and operation theatres.

image 3
Prof. Vincent Compere and his family welcomed warmly with a dinner

The training started on 9th September, 2019. With the helped of the Dr. Andrea and Dr. Juliette, I was able to visit and observe regional anaesthesia practices in the ambulatory, orthopaedic, emergency and cardio-thoracic operation theaters. During my two weeks program, Dr. Andrea, Dr.Juliette and Dr. Fred co-ordinated my internship. They helped me to get the cases that would undergo surgery with regional anaesthesia and always accompanied me to visit each operation theatre. For the whole internship, I was able to observe 13 cases of axillary brachial plexus block, 1 case of infraclavicular brachial plexus block, 3 cases of thoracic paravertebral block, 1 case of serratus anterior plane block, 1 case of saphenous nerve block, 1 case of fascia iliaca block, 3 cases of popliteal nerve block and 4 cases of retrobulbar block. Moreover, I also had a chance to observe the practice of neuraxial block techniques in the hospital.

 

image 4
With my supervisors: Dr. Juliette and Dr. Andrea

As the purpose of the training didn’t limit within the technical aspects of ultrasound guided regional anaesthesia, I had opportunity to observe the preoperative preparation and explanation of the regional anaesthetic technique to the patients, preparation of highly sterile equipments to be used, intraoperative level of monitoring and care of patients at PACU area. It was also a great opportunity for me to observe the doctor-patient communication during and after regional anaesthesia procedures.

During the training period, the use of highly sterile technique for ultrasound guided regional anaesthesia procedure was observed and which is still not a common practice in Myanmar. Moreover, the technical skill of the anaesthesiologist is more advanced and all of them are able to perform the procedures independently. The safety precautions such as avoidance of intravascular or intraneural injection were strictly followed by every anaeshtesiologist. It was also a great opportunity to observe different approaches for axillary brachial plexus blocks which is still not a common technique in Myanmar. Between regional anaesthesia cases, I was able to observe the induction room and techniques.

Through the internship program, the need of highly sterile technique for every regional anaesthesia procedure was highlighted than before. Now we are discussing within our department to make out a plan to use highly sterile technique for every regional anaesthesia cases. Moreover, the experience I have observed in Rouen also pointed that the requirement of highly skillful anaeshtesiologist in ultrasound guided regional anaesthesia and being able to perform the procedure independently should be an integral part of training for residence. Finally, the importance of communication between doctor and patient regarding the regional anaesthesia technique was also acquired in this internship program.

image 5

In conclusion, the program provided me with numerous invaluable experiences. It helped me to expose the European standard of regional anaesthesia practices in both technical and non-technical aspects. At the end of training, the required experience to upgrade the regional anaesthesia techniques in both clinical practice and residence training in Yangon General Hospital was obtained. I would like to express my deep gratitude and appreciation to AFRASE and all the people I met in France for helping me to lean and get best experience in Rouen. Merci!

 

Mission Vietnam Mai 2018

Compte Rendu de mission AFRASE VIETNAM HO-CHI-MINH-VILLE Mai 2018

Dr Samia BOUBECHE et Dr Vanessa PLE

Notre mission s’est déroulée du 5 au 18 Mai 2018. Nous sommes parties à 2 médecins anesthésistes rouennais :

Notre arrivée sur Ho-Chi-Minh s’est déroulée sans encombre et nous avons été accueillies à l’aéroport par un des étudiants. Il nous a conduit à l’hôtel et nous a emmené prendre notre premier « phô » du séjour. Comme pour les missions précédentes à Ho-Chi-Minh, nous avons logé pendant les deux semaines au Beautiful Saigon boutique hôtel, plutôt agréable et silencieux en plein cœur du quartier routard.

Après une première nuit (trop courte), nous sommes allées à l’hôpital orthopédique d’Ho Chi Minh Ville. Découverte du bloc opératoire et de l’imposant programme opératoire. En effet 9 salles d’interventions avec en moyenne 4/5 interventions par blocs. Nous avons fait la rencontre de nos étudiants, un groupe très agréable, probablement trop nombreux (10 au total pour 2 formateurs) pour juger correctement de leur technique concernant l’anesthésie loco régionale.

Pendant la première semaine, nous avons donc supervisé tous les matins la réalisation d’ALR : bloc fémoral, bloc sciatique, bloc au canal des adducteurs, bloc interscalénique, supra claviculaire et axillaire ainsi que quelques blocs tronculaire au niveau de l’avant bras. Le niveau entre les étudiants était plutôt variable avec 3 étudiants brillants maitrisant la pratique des ALR ainsi que leurs indications. Pour les autres, il y avait une grande variation concernant les connaissances ainsi que sur la technique.

Concernant l’ergonomie et la propreté, les choses étaient correctes. Le matériel (notamment les échographes) était parfaitement adapté.  Les patients étaient surveillés de façon adaptée pendant toute l’anesthésie.

Nous avons parfois remarqué un manque d’organisation concernant l’arrivée des patients dans un délai suffisant pour réaliser l’ALR avant la chirurgie avec par conséquent quelques échecs…

Nous avons par ailleurs réalisé les cours du module 3 et avons organisé des sessions de repérage échographique anatomique sur des volontaires.

Nous avons également pu voir le service d’hospitalisation… gros contraste entre le bloc opératoire qui ressemble relativement à nos blocs opératoires français et les services d’hospitalisation!! Service bondé, chambre d’une taille adaptée à 2 patients occupée par 4 patients. On comprend ainsi facilement la difficulté de gestion de ces unités. Faire une visite dans cet environnement relève du vrai challenge.

Nous avons pu, un après midi, visiter l’hôpital franco-vietnamien qui n’a rien à envier à nos hôpitaux ou cliniques français. En effet, ce centre privé semble beaucoup moins surpeuplé, mieux organisé et bénéficie de moyens plus conséquents.

Nou avons rencontré le directeur de l’hôpital qui nous a confirmé l’importance de venir former ces médecins et de continuer ces échanges. Il nous a par ailleurs invité à diner en compagnie d’une délégation de chirurgiens orthopédiques australiens. Diner très animés avec un karaoké en fin de soirée.

Le week-end entre les deux semaines, nous avons pu visiter le delta du Mékong. Vraie bouffée d’oxygène loin de la pollution et de l’agitation d’Ho-Chi-Minh. Nous avons résidé dans un superbe lodge avec vue sur le Mékong et entouré de cocotiers. Notre court séjour s’est résumé en repos, ballade à vélo au milieu des cocotiers et ballade sur le Mékong. Ce moment fut vraiment parfait. A refaire sans hésiter.

 

Retour dans la folie d’Ho-chi-Minh pour découvrir l’hôpital de cancérologie. Hôpital avec une grosse activité notamment en chirurgie gynécologique, ORL et thoracique.

Dès notre arrivée, nous avons rencontré le directeur et le directeur adjoint de l’hôpital pour nous souhaiter la bienvenue et pour nous inciter à continuer la formation dans leur hôpital. Ils ont insisté sur l’importance de la formation pour améliorer la prise en charge analgésique de leur patient. Ce fut un accueil très positif de leur part.

Lors de cette deuxième semaine, nous avons pu réaliser des blocs de la paroi thoracique et abdominale avec la réalisation de PECS 1&2, Serratus block, BPV, avec pose de cathéter paravertébral et TAP block. Dès les premiers jours, les chirurgiens et médecins anesthésistes du service se sont montrés très satisfaits quant à la qualité de l’analgésie postopératoire procurée par ces différentes ALR.

Etonnamment, la réalisation de ces blocs analgésique s’est avérée beaucoup plus difficile pour la majeure partie des étudiants alors que la plupart sont des blocs de diffusion. Nous n’avons que mal compris la raison de leurs difficultés. Ici encore, l’accueil fut extrêmement agréable.

Notre mission s’est terminée par la réalisation d’un examen écrit par QCM avec des résultats très positifs tous au dessus de la moyenne mais restant encore faibles pour une majeure partie des étudiants. Il était malheureusement difficile de conduire une évaluation optimale en raison du nombre d’étudiants.

En conclusion, voyage très positif, avec un bel accueil, une bonne implication et une motivation importante des médecins que nous avons encadrés.

Merci à l’AFRASE pour ce séjour.

IMG_6

 

 

 

 

 

 

Mission au Laos Janvier 2016

Compte Rendu Mission Laos Janvier 2016

Jean-Jérôme Ranou & C.Hirisch

Début de la mission le mardi 05 janvier en raison d’un important retard aérien. Très bien accueillies par Photyvanh, nous nous rendons à l’hôpital Mittaphab. Premier staff et prise de contact avec les 6 étudiants du programme. L’enseignement sera scindé le matin avec la pratique au bloc opératoire et l’après-midi avec les sessions théoriques d’enseignements.

Dès la première journée, nous constatons que les acquis sont déjà bons. Les conditions d’hygiène pour la réalisation des ALR sont respectées, même si il faut parfois rappeler que le port du masque comprend le nez. Cette première matinée nous permet la réalisation de 7 ALR (4 blocs fémoraux – 1 bloc ilio-fascial – 1 bloc sciatique – 1 bloc ilioinguinal). Nous constatons que les connaissances anatomiques sont bonnes, mais que le maniement dans l’espace de l’aiguille reste à améliorer, surtout à proximité du nerf. Les rachianesthésies sont effectuées pour la plus part par les internes qui s’acquittent avec succès de cette tâche.

Un premier patient pédiatrique (enfant de 11 ans – 30 kg) nous permet de réviser les doses toxiques des anesthésiques locaux.

L’après-midi de cours est très interactif, avec un public attentif et la possibilité de faire de l’échographie sur mannequin (tout le monde se prête au jeu !) permet d’illustrer parfaitement le cours qui vient de se dérouler.

Mercredi 06 janvier, après un staff où nous discutons notamment de la disponibilité des produits sanguins labiles pour une patiente ayant un taux d’hématocrite trop faible pour envisager la chirurgie avant une transfusion, nous débattons sur l’analgésie. Il est alors décider de réaliser chez cette patiente un bloc analgésie à la ropivacaine associé à la déxaméthasone  en intra-veineux. En cette deuxième matinée, où nous jonglons entre français, lao et anglais, nous assistons à la réalisation de 11 blocs (4 blocs axillaires – 5 blocs fémoraux – 1 bloc saphène – 1 bloc sciatique). Les blocs sont bien réalisés dans l’ensemble, mais toujours une tendance à l’injection très près (trop près !) des nerfs, ce qui nous vaut nos premières exclamations de mécontentements (Notre nouveau slogan : « Needle Not In The Middle!!). L’après-midi de cours reprend les bases notamment sur l’anatomie des nerfs pour souligner l’importance de nos remarques du matin.

Jeudi 07 janvier, discussion sur l’utilisation de l’acide tranexamique en cas de chirurgie hémorragique, ce d’autant que ce médicament est disponible à l’hôpital Mittaphab.  La matinée voit la réalisation de 10 ALR (2 blocs interscaléniques – 4 blocs axillaires – 4 blocs fémoraux). Réalisation en in plane appliquées, avec des élèves très motivés pour certains.Cours sur les ALR pour les blocs du membre inférieur l’après-midi. Toujours beaucoup d’interactivité !

Vendredi 08 janvier, dicton du jour « Vendredi = Petit Samedi ». En effet, programme opératoire très modéré. Trois blocs réalisés ( 2 blocs axillaires – 1 bloc fémoral). Certains des étudiants gagnent vraiment en autonomie et réalisent sous nous yeux des blocs parfaitement menés. L’après-midi de cours est annulée pour permettre aux étudiants et à nous même de « profiter » du week-end ! Certains étudiants provinciaux partent voir leur famille. Pour notre part, nous choisissons de rester à Vientiane afin de découvrir la ville.

Lundi 11 janvier, nous proposons que ce soit les étudiants qui posent les indications des blocs à la place de Photyvanh, pour vérifier les acquis. Beaucoup de chirurgie ce jour, mais la matinée passe vite (4 blocs fémoraux – 1 bloc sciatique), les chirurgies sont longues et nous quittons le bloc pour déjeuner en laissant le médecin de garde se charger du reste.

Après midi de cours, avec notamment les blocs du tronc chez l’adulte et l’enfant. Etudiants studieux et quelques bons fou-rires !

Mardi 12 janvier, nous revenons encore et toujours sur l’injection intra-neurale…Mais, la pédagogie, c’est l’art de la répétition ! L’empressement lors de la réalisation est en parti responsable des difficultés. 10 blocs sont réalisés au cours de la matinée, dont un part Photivanh à qui nous n’avons plus rien à apprendre, mais qui apprécie notre aide pour la réalisation d’un bloc infra-claviculaire pour un chirurgie complexe du coude ( 4 blocs fémoraux – 2 blocs axillaires – 2 blocs interscaléniques ). Petit topo « au lit du malade » sur le bloc interscalénique, l’anatomie et ses complications.

Mercredi 13 janvier , toujours beaucoup d’entrain de la part des étudiants. Les internes en anesthésie eux aussi observent beaucoup les ALR et posent des questions. L’aisance progressant, les étudiants se guident mutuellement pour leurs blocs. Réalisation de 8 ALR ce jour (4 blocs axillaires – 3 blocs fémoraux – 1 bloc interscalénique). L’exécution est de plus en plus précise, de moins en moins d’injection intra-neural. Tout le monde progresse !

Cours l’après-midi notamment sur les abords veineux centraux. Convainquant, mais le matériel est si cher que l’occasion d’utiliser ce matériel est bien rare.

Jeudi 14 janvier Peu d’interventions programmées ce jour, nous comptons sur les urgences…qui n’arrivent pas… Réalisation de 2 blocs fémoraux ce jour. L’après-midi porte sur une révision des cours que nous avons vus sur cette session à la demande des étudiants. L’anxiété monte vis-à-vis du contrôle des connaissances du lendemain. Nous les rassurons.

Vendredi 15 janvier. Nous organisons avec l’aide de Photivanh un petit déjeuner « à la française », croissants et pains au chocolat frais sont un succès ! Dernière révision et blocs ! De l’assurance et de l’autonomie, nous faisons le bilan des progrès réalisés lors des ces 2 semaines. 5 blocs réalisés (3 blocs axillaires- 1 bloc fémoral – 1 bloc iliofascial).

L’après-midi, test des connaissances. Touchant tout le programme, Photivanh les traduits en lao pour plus de fluidité. L’évaluation se déroule bien, les notes sont très satisfaisantes, s’échelonnant de 15/20 à 20/20.

Toutes ces journées ont été ponctuées de nombreux café « Dao » en salle de réveil, de savoureux repas le midi, avec une mention spécial pour le Lap traditionnel Lao.

L’accueil de tous est exemplaire et cette mission fut un plaisir, que nous espèrons partagé.

Mission février 2013

Compte-rendu mission AFRASE Cambodge février 2013
Dr Elisabeth Gaertner et Dr Pierre Dao du 18 février au 1er mars 2013

Le programme :

–          9 matinées sont consacrées à la pratique de l’ALR échoguidée au bloc opératoire et 7 après-midi aux cours théoriques et à des ateliers sur mannequins à la faculté de médecine ainsi qu’à l’évaluation par QCM de fin d’enseignement. Le dernier après-midi est consacré à une révision des points difficiles.

–          Pratique des blocs nerveux périphériques échoguidés au bloc opératoire. Présence dans 3 hôpitaux : Kossamak, Khméro-soviétique et Calmette. Les objectifs de ce stage pratique : connaître les réglages de l’appareil échographique et les bases physiques des ultrasons s’y rapportant. Connaître les repères anatomiques, la sonoanatomie ainsi que les directions d’aiguilles. Maîtriser la prise en charge d’un patient devant être opéré d’une chirurgie des membres ou d’une chirurgie sous ombilicale : choix du bloc, hygiène et désinfection de la peau puis de l’appareil, indication et contre indication des différents blocs, réalisation de la ponction et injections des anesthésiques locaux. Rappel des critères de sécurité et d’hygiène en ALR échoguidée.

–          Le 18.02.2013 Accueil des Dr Gaertner et Dao par le Professeur Tan Sokhak en salle de réveil de l’Hôpital Calmette. L’essentiel de la matinée est consacrée à la revue des dossiers d’anesthésie de la semaine par le Pr Tan Sokhak en présence de toute l’équipe d’anesthésie. La matinée s’achève par une présentation de 11 étudiants   répartis en deux groupes qui vont alterner entre l’hôpital Calmette, l’hôpital Khméro-soviétique  et l’hôpital Kossamak.

–          Les après-midis sont occupés par l’enseignement théorique à la Faculté de Médecine. Les cours sont réalisés avec un support Power Point. Devant le refus des enseignants cambodgiens qui ne se sentent pas encore prêts à enseigner l’ALR échoguidée, les cours sont donnés par les Dr Gaertner et Dao. Chaque cours est suivi d’une heure et demie d’atelier pratique d’application. Les étudiants sont enthousiastes et se prêtent volontiers à cet exercice.

  • 19.02.2013 Le premier cours concerne l’enseignement des « bases physiques de l’échographie » et des « aspects échographiques des différents tissus », « les techniques de localisation de l’aiguille en échographie » et sur « l’hygiène en anesthésie locorégionale écho guidée ».
  • 20.02.2013 Anatomie et sonoanatomie du membre supérieur et bloc interscalénique
  • 21.02.2013 Blocs supra et infra claviculaires, bloc axillaire
  • 22.02.2013 Anatomie et sonoanatomie du membre inférieur et bloc fémoral
  • 26.02.2013 Blocs sciatiques, Blocs distaux membre supérieur et inférieur
  • 27.02.2013 Spécificités pédiatriques des blocs nerveux échoguidés et blocs du tronc
  • 28.02.2013 Évaluations des étudiants : ils passent leur examen théorique sous forme de QCM à partir d’un fichier power point projeté. Cette évaluation permet de confirmer la bonne compréhension de l’ensemble de l’enseignement sauf trois étudiants qui non seulement ont des difficultés de compréhension de la langue française mais aussi de l’ensemble des bases nécessaires à la connaissance des techniques d’ALR, échoguidées ou non.
  • 29.02.2013 Nous consacrons le dernier jour à réexpliquer les notions fondamentales de la biophysique appliquée à l’échographie et toutes les notions de sécurité en ALR échoguidée (ou non, y compris la prévention et traitement des intoxications aux anesthésiques locaux). Ce sont les Dr Cheang Khor et Hem Borin qui donnent les cours avec un support de cours d’enseignement de l’AFRASE de l’année passée. L’initiative est très bien accueillie par les étudiants et permet de corriger certains points non compris. Très bonne interactivité. Les Dr Cheang Khor et Hem Borin parlent cambodgien avec les étudiants et donnent toutes les explications nécessaires en réponse aux nombreuses questions des étudiants.

–          Programme des matinées au bloc opératoire. Le programme opératoire de l’hôpital Calmette est très restreint, nous avons été plus présents à l’hôpital Kossamak où les urgences traumatologiques sont nombreuses.

  • On remarque que certains étudiants ont le geste précipité et nous leur rappelons les règles de sécurité en échographie.
  • Les étudiants réalisent les blocs nerveux échoguidés sous la responsabilité des :
    • Dr Sam Samana et Hem Borin à Calmette
    • Dr Ay Sovuth à Kossamak
    • Dr Cheang Khor à l’hôpital Khmérosoviétique
  • Nous participons activement à la prise en charge de cet enseignement pratique, en prenant en charge de façon personnalisée les étudiants séparés en deux groupes. Les internes pratiquent l’ALR échoguidée sous la supervision de leurs enseignants cambodgiens. Pendant les moments d’attente entre les interventions, les internes s’exercent au maniement de l’échographe.
  • Au total ont été réalisés par les étudiants, en préopératoire essentiellement pour chirurgie traumatologique : 13 blocs fémoraux, 4 biblocs fémoro/sciatiques, 6 blocs poplités, 2 blocs axillaires, 4 blocs interscaléniques, 5 blocs supraclaviculaires, et 2 TAP blocks pour analgésie de chirurgie herniaire. Une anesthésie péridurale a été posée par le Pr Tan Sokhak pour l’analgésie d’une chirurgie thoracique.
  • Cela a permis à chaque étudiant de réaliser plusieurs blocs chacun, de la préparation du matériel, la désinfection du matériel, à la surveillance post-ponction et peropératoire. Ils ont appris aussi les avantages et risques de ces techniques, ainsi que l’évaluation des blocs pour y associer ou non une sédation.

Nous retrouvons un intérêt très prononcé des équipes chirurgicales pour l’efficacité de l’anesthésie surtout à l’hôpital Kossamak. La réalisation des blocs en préopératoire a permis d’assurer l’anesthésie sans sédation complémentaire de plusieurs patients traités pour fractures.

Nous faisons un rapide bilan de la mission au Cambodge et les conclusions sont identiques à celles des missions précédentes : les étudiants sont très intéressés par l’enseignement, leur assiduité aux cours l’atteste ainsi que les bons résultats aux examens. Ils ont de très bonnes bases d’ALR (enseignées dans le module précédent par le Pr Tan Sokhak. Deux étudiants ont

une note en dessous de la moyenne et dans leur cas, la maitrise imparfaite de la langue française explique pour une large part ces résultats.

Nous sommes particulièrement déçus par le peu d’activité  clinique durant les  matinées. Le programme opératoire est restreint et mal organisé. Malgré nos demandes (mais ils progressent) il est difficile d’anticiper et de poser les blocs bien en amont de la chirurgie (manque de brancards, arrivée tardive du patient, difficulté de compréhension sur les délais d’installation des blocs). Il se dégage les mêmes leaders qui progressent bien dans l’entourage des étudiants au lit du patient, en compagnonnage. Par contre ils n’ont pas voulu faire de cours théoriques, se disant pas prêts (ou gênés de faire cours devant nous ?). Il nous paraîtrait important qu’un échographe soit disponible à KOSSAMAK* car c’est là que sont réalisés le plus grand nombre d’anesthésies locorégionales avec l’hôpital Calmette.

Les étudiants étaient attachants et motivés, connaissant bien leurs cours théoriques au fil des jours et pour la plupart avec une grande application pour les mettre au profit du patient. Toujours de bonne humeur, ils sont très motivés pour passer au plus vite leurs prochains examens de français. Leur participation, ponctualité (sauf un étudiant) étaient exemplaires. Les questions fusaient en permanence, et nos réponses étaient appliquées par la suite.

En réponse aux questions de Mr Frassier :

–          quels sont d’après vous les “critères d’une mission réussie” ?

  • Les étudiants doivent avoir  une bonne connaissance de l’anatomie et sonoanatomie, des réglages de l’échographe, des critères de sécurité de l’ALR
  • Entretien de l’appareil qui est d’ailleurs tout à fait satisfaisant
  • Ils doivent connaître les indications et contre-indications de chaque bloc, savoir évaluer un bloc avant de confier le patient au chirurgien

–          Pour les perspectives, je n’ai pas mentionné dans le rapport la question de la simulation

  • La simulation* permettrait d’avancer plus vite sur la progression en clinique et d’éviter de se servir des patients pour les premiers blocs réalisés ; Il existe différents outils (DVD, videos, fantômes permettant de s’exercer plus que l’échorepérage sur mannequin). Comme chez nous, certains ont du mal à diriger l’aiguille dans les différents plans et l’exercice sur fantômes ou sur animal (cuisse de poulet) est la méthode idéale pour l’apprentissage.
  • On pourrait effectivement mettre en place les premiers après-midis cette simulation

–          Pour ce qui est du programme de la journée de la SCARMU, j’ai transmis au Président de la SFAR vos conclusions et il est ouvert à un mode de fonctionnement différent en fonction de vos attentes

–          Préparation avant :

  • programme envoyé à l’avance (délai ?) aux enseignants / aux étudiants

Il avait effectivement été envoyé à l’avance mais il aurait fallu être plus dirigiste je pense, en mettant les noms des enseignants pour chaque cours.

  • diapos envoyées à l’avance (délai ?) aux enseignants / aux étudiants

Je pense que d’envoyer les diapos ne sert à rien, en effet, ils ont énormément de diaporamas, à la fois donnés par les enseignants de années précédentes** mais aussi récupérés sur Internet. Leurs clés USB sont pleines de topos et de littérature mais sans application cela ne sert pas à grand chose

  • objectifs d’apprentissage du module écrits à l’avance et transmis aux enseignants/étudiants

Je pense que c’est le point le plus important à développer. Ces objectifs devraient effectivement être écrits et envoyés à l’avance, transmis à tous.

déroulement pendant :

2 formateurs cambodgiens impliqués dans 2 cours / 4 pour les séances au bloc opératoire ; DrCheang Khor, Hem Borin pour les cours, Dr Sam Samana et Ay Sovuth

11 étudiants impliqués ; très  motivés, de très bonnes connaissances fondamentales en ALR

3 étudiants comprenaient mal mais on s’est rendu compte au fil des jours qu’il ne s’agissait pas que d’un problème de langue, les bases n’étaient pas acquises

Activités pédagogiques : développées plus haut, les Cas cliniques étaient réels, avec compagnonnage pour apprendre à réaliser les blocs, gestes pratiques par excellence. Les cas cliniques étaient sommairement revus durant les ateliers pratiques

Evaluation : préparée avec/par les cambodgiens ? corrigée avec/par les cambodgiens Théorique et/ou pratique (modalités) Les « enseignants » cambodgiens n’ont hélas, à notre grande surprise, pas participé à l’après-midi d’évaluation. Elle était théorique, la pratique était évaluée sur l’ensemble du stage et les notes de l’évaluation correspondaient avec les difficultés  pratiques pour les mêmes étudiants

– Evaluation / Perspectives

– autonomie estimée des enseignants pour délivrer ces cours / TD de module : ils maîtrisent parfaitement l’encadrement au bloc opératoire et savent très bien expliquer l’ensemble de la réalisation, de la sécurité, des prises en charge des patients. Pour l’enseignement théorique, ils utilisent des supports de français passés chez eux préalablement, sans aucune adaptation.

– Diaporamas remis aux internes / enseignants ? oui aux deux

– Améliorations / Corrections à apporter ? au programme / aux cours ?

Le programme complet était trop important pour deux semaines*** ; certains blocs (paravertébral, péridural etc…) n’ont pas pu être développés car d’un niveau supérieur de difficulté et risque. Les bases et les blocs des membres doivent être maîtrisés au préalable et doivent faire l’objet d’un enseignement ultérieur. L’apport des objectifs préalables et la planification des cours par les cambodgiens avec un programme ciblé par orateur est la première action d’amélioration à apporter.

Comme signalé par le passé, il faudrait que les enseignants cambodgiens planifient avec leurs chirurgiens des opérations réglées en nombre plus important pour optimiser l’enseignement de ces deux semaines (parfois un seul bloc à piquer pour toute une matinée à Calmette !). Au niveau de l’organisation, la réunion de résumé des anesthésies de la semaine passée devrait avoir lieu l’après-midi et non à 8h30 de façon à rejoindre le bloc dès le début du programme avec les étudiants, ou alors un enseignement devrait se dégager de cette réunion s’il est impossible de la déplacer.

– Implication ultérieure du « missionnaire » ? Accueil de stagiaires en France**** ? Visio ? Thèses/recherche/publis ? La venue de ces étudiants, au moins pour 3 d’entre eux, serait tout à fait intéressante et les intervenants de l’AFRASE peuvent être une aide pour l’accueil en France. Les visioconférences permettraient de donner des cours à distance, si le matériel sur place est satisfaisant.

A noter : cette année nous avons eu des vidéo projecteurs qui fonctionnaient (nous avons du changer de salle la deuxième semaine mais cela n’a pris qu’une petite demi-heure). Le technicien a été disponible très rapidement au signalement de la panne.

NB. *La simulation sous écho a été prioritairement utilisée au Laos avec les résultats que nous connaissons

** Des DVD de neurostim et de sonographie ont été remis à nos élèves du DU

***Les blocs paravertebraux  n’ont par principe pas encore été enseignés pour une évaluation bénéfice/risque pas évidemment bénéfique…

****Le renouvellement et complément de formation dépendra du soutien de la Coopération Médicale Française au Cambodge ainsi que l’enseignement par Visio Conférence qui a débuté au Laos cette année.