Les Missions au Myanmar ont commencé!

Après de nombreuses incertitudes sur la capacité de l’AFRASE à trouver des anesthésistes motivés pour partager leurs connaissances en Anesthésie Loco Régionale, l’arrivée à l’association de nouveaux membres a permis que le programme d’enseignement au Myanmar ne prenne pas trop de retard. Dans le même temps le programme commencé au Sud Vietnam  a pu se poursuivre grâce au soutien sans faille du Dr. Nguyen Thi Thanh.

Une première mission birmane conduite par Pierre Dao et François Gompel s’est déroulée dans d’excellentes conditions en avril, .

Les deux missions suivantes sont déjà programmées, la prochaine dès le mois de juin, la troisième en décembre.

A Saïgon, la deuxième mission, sous la houlette de Vanessa Plé et Samia Boubèche, a rempli pleinement ses objectifs.

L’année 2018 s’annonce donc particulièrement positive.

 

Editorial du buletin N° 6 (nov. 2012)

Le Bilan

Présente en Asie du Sud Est depuis janvier 2006 l’AFRASE aura réalisé en 6 ans 32 missions de 15 jours d’apprentissage aux techniques d’Anesthésie Loco Régionale (ALR) sous stimulation. En 2010 l’utilisation de l’échographie s’impose progressivement dans ces techniques. Deux années 2011 et 2012 sont consacrées à l’enseignement des Diplômes Universitaires (DU) de Sonographie/ ALR à l’Université des Sciences de la Santé du Cambodge et à l’Université des Sciences de la Santé du Laos. Ce dernier, extra territorialisé, a fait l’objet d’une Convention entre les Universités de Rouen à laquelle sont inscrits les « élèves » de Vientiane, où se pratique l’enseignement, et l’AFRASE qui l’organise et assume son financement. Ces DU furent l’objet de démarches et de discussions longues et parfois laborieuses avec les Universités, la Coopération médicale française universitaire, les administrations ministérielles de tutelle. Notre conviction sur la faisabilité, la place de ces techniques dans ces pays émergents, leur indispensable intégration universitaire pour en assurer la pérennité à travers notre « formation de formateurs » ont effacé les réticences. L’accueil chaleureux des administrateurs hospitaliers, des chefs des départements et des chirurgiens ont facilité notre enseignement dans leurs services.

Au terme de 13 missions, encadrées par 2 missionnaires Médecins Anesthésistes Réanimateurs référents en enseignement et pratique de l’Échographie en Anesthésie Loco Régionale : au Cambodge 7 médecins ont satisfait aux épreuves cliniques, écrites et orales du DU et sont certifiés en juin 2012 par le jury présidé par le Pr Claude Ecoffey. au Laos où nous avons pu profiter d’une organisation et d’une motivation exemplaires nous avons de sérieuses raisons d’être également satisfaits des épreuves du DU qui se dérouleront fin novembre.

Les Perspectives

Organiser dans les hôpitaux des missions d’expertise des bonnes pratiques en Écho ALR et dans la prise en charge de la douleur. Sensibiliser les décideurs à la mise en place de circuits courts d’hospitalisation pour les patients bénéficiant de ces avancées techniques. Participer à l’enseignement post universitaire de l’Écho ALR au niveau du C. E S d’Anesthésie Réanimation. Favoriser les échanges universitaires entre les universités françaises, du Cambodge et Laos par les techniques de vidéo transmission. Poursuivre notre expérience de stages de perfectionnement aux techniques d’Écho ALR en France en Établissements de Santé Privés. Doter en matériels médicaux indispensables les hôpitaux les plus nécessiteux et en assurer la maintenance. L’invitation de l’USS du Cambodge et le soutien de la Coopération médicale française au projet de participer en 2013 à l’enseignement du Certificat Supérieur d’Anesthésie Réanimation est un honneur, une reconnaissance du sérieux de notre engagement, un formidable encouragement à la poursuite de nos missions.

Jacques Le Houelleur

Système de santé et Enseignement de la médecine et de l’anesthésie en RPD LAO

Système de santé
et
Enseignement de la médecine et de l’anesthésie
en RPD LAO

1. Données générales :
RPD Laos : 5 Millions 610 000 habitants. Reste un pays pauvre : 133ème rang mondial/177 .La population est inégalement répartie, le territoire est accidenté, les communications restent difficiles, surtout pendant la saison des pluies
Dépenses publiques de santé : 1.5% PIB
Dépenses privées : 1.4%
Dépense moyenne de santé par an et par habitant : 10$ dont 5$ publique
VIème plan quinquennal 2006-2010 : investissement public dans le secteur de la santé : 5.5% PIB, dont 5.1% par l’aide internationale.
2. Données sanitaires :
• Indicateurs nationaux en amélioration.
o En 2000 : mortalité des enfants de moins de 5 ans : 60 pour mille,
o mortalité infantile : 80 pour mille,
o mortalité maternelle : 350 pour 100 000 naissances.
• Chiffres moins optimistes du rapport mondial sur le développement humain du PNUD (programme des nations unies pour le développement) :
o Espérance de vie à la naissance : 54.7 ans
o Mortalité infantile : 82 pour 1000 naissances vivantes
o Mortalité des enfants de moins de 5 ans : 91 pour 1000 naissances
o Mortalité maternelle : 650 pour 100 000 naissances
Causes de morbidité les plus fréquentes : paludisme, dengue hémorragique, parasitoses (schistosomiase), insuffisances respiratoires aiguës, maladies infectieuses de l’enfant. Sida, accidents de la circulation.

3. Offre de soins :
Concentrée dans les grandes villes. Hôpitaux nationaux, provinciaux, de district, peu fréquentés. Traduction d’un manque de confiance des populations aisées.
o A Vientiane :
Hôpitaux nationaux publics : Hôpital MAHOSOT, Hôpital de l’Amitié, Hôpital Setthathirath, Hôpital National Mère-Enfant.
Clinique privées : International Medical Clinic à côté de Mahosot, clinique suédoise
o En province : 13 hôpitaux (1 par province environ, puisque 16 provinces)
o Médecins : 1283 médecins en 2005, soit 2.26 pour 10 000 habitants.

4. Enseignement de la médecine :
L’Université des Sciences Médicales (USC) a été créée depuis 2007. Cette nouvelle Université des Sciences de la Santé regroupe la FSM (médecine, pharmacie, dentaire), l’Institut National de santé Publique (NIPH) qui devrait prochainement devenir Ecole de Santé Publique, l’école d’infirmières, l’école des techniciens de laboratoire, le Centre d’Infectiologie de la Fondation Mérieux, l’Institut Pasteur à venir. L’USC est placée sous l »autorité du ministre de la santé. (Source MAE)
La FSM et les principaux hôpitaux de Vientiane constituent dorénavant les éléments du nouveau CHU du Laos auquel sont également rattachés les hôpitaux provinciaux de 4 provinces (Champasak, Luang Prabang, Savannakhet, Vientiane Province et Attapeu).

o Cursus des études médicales :
Organisation des études de médecine :
o Jusqu’ en 2008, les études de médecine (2ème cycle) duraient 6 ans à compter de la sortie de l’année de propédeutique (D1) qui constitue le tronc commun aux cursus scientifiques.
o A compter de la rentrée universitaire 2008 (Octobre), l’actuelle année propédeutique devient la 12ème année du programme d’enseignement général (primaire, collège, lycée). La durée des études médicales est désormais de 6 ans.
o Il existe 3 catégories d’étudiants en médecine : (1) les futurs médecins assistants destinés à assurer le service publique dans leur localité d’origine (20%), (2) les étudiants issus du quota par province, boursiers du gouvernement Lao, destinés à retourner dans leur province d’origine (30%), (3) les étudiants « libres » qui pourront choisir leur affectation (50%).
o Les statistiques précisent également les effectifs des étudiants boursiers du gouvernement et ceux des étudiants qui financent leurs études en payant leurs inscriptions annuelles.
o Il n’est pas instauré de numerus clausus, mais de nombreux diplômés quittent ensuite la médecine pour des activités plus rémunératrices dans le commerce en particulier.
o Les années d’enseignement clinique consistent en stages hospitaliers le matin suivis d’enseignements théoriques à la FSM l’après-midi selon des modalités équivalentes aux externes du système français.
o L’enseignement du français est théoriquement obligatoire à raison de 4 heures par semaine. De fait, cet enseignement est suivi par un petit nombre seulement d’étudiants, peut-être parce qu’ils n’y voient pas un avantage pratique évident ni durant ni en fin d’études.
o Filière d’enseignement francophone : l’entrée en filière francophone se fait en année propédeutique à hauteur de 25 à 30 élèves/an. L’enseignement du français dont les étudiants bénéficient tout au long de leur cursus a pour objectif de les amener au niveau B2 qui leur permettrait d’accéder à une inscription en Master. Les étudiants en médecine reçoivent, à partir de la 4ème année (D4), un enseignement en français, pour une partie du programme (jusqu’à 50%), par des enseignants Laos rémunérés à cet effet. Cet enseignement spécifique est orienté vers les méthodes interactives en évitant de dupliquer l’enseignement magistral reçu par ailleurs.
5. Enseignement de l’anesthésie :

o Rôle de l’Institut International de Formation en Anesthésie Réanimation et Médecine d’Urgence (IIFARMU) dans l’enseignement de l’anesthésie-réanimation :
L’IIFARMU est une association créée par des anesthésistes-réanimateurs des hôpitaux Paris-Bobigny et de Bordeaux. L’IIFARMU a conçu la formation complète de deux promotions, soit 22 médecins, en collaboration avec les formateurs lao, le Comité de Coopération avec le Laos et le Ministère Français des Affaires Etrangères qui participe au financement. l’IIFARMU assure l’ensemble du programme et sa logistique. La formation pratique au Laos est relayée par les formateurs lao et complétée par un stage en France de 6 mois. Les médecins reçoivent un diplôme de spécialiste, délivré par l’Université de Bordeaux 2 et reconnu par l’Etat lao.
• La 1ère promotion d’Anesthésistes-Réanimateurs (A-R) débute en 1997 avec 12 étudiants (financement MAE) et sera diplômée en 2000
• La 2ème promotion (2002-2005) compte 9 étudiants (opérateur CCL sous financement FSP)
• En 2000 est mise en place la 1ère promotion en Médecine d’Urgence, formation non diplômante en 1 an, enseignée en langue lao. Trois promotions se succéderont aboutissant à la formation de 58 étudiants : 18 (1ère promotion), 20 (2ème promotion) puis 20 (3ème promotion).
• Malgré l’arrêt du soutien de la France au terme de la 2ème promotion d’A-R, le Dr Ounkham Phanthaly a remarquablement poursuivi les cycles de formation dans cette discipline :
i. 3ème promotion (2006) : 6 étudiants, termine en mars 2009
ii. 4ème promotion (2007) : 6 étudiants
iii. 5ème promotion (2008) : 10 étudiants

• Le public est constitué de praticiens post-universitaires.
• La formation est donnée à Vientiane à temps plein répartie selon 12 modules : 11 durant les 2 premières années, le 12ème module ayant lieu en 3ème année qui est essentiellement consacrée au mémoire de spécialité. Chaque module dure environ 1 mois. Le mois suivant est consacré à l’assimilation par l’étudiant avant l’épreuve d’évaluation qui précède le module suivant.
• Le curriculum a été soumis au Ministère de l’éducation qui l’a validé comme CES (équivalent du DES)

Henri Mariès

Les sources utilisées pour la rédaction de cet article peuvent être retrouvées sur les sites internet suivants :
http://medlaos.net
http://www.iifarmu.org/
http://www.gfmer.ch/Activites_internationales_Fr/Laos/Laos_Home.html
Lien vers les Hôpitaux du Laos, avec des photos :
http://www.gfmer.ch/Activites_internationales_Fr/Laos/Lao_PDR_Hopitaux.html

CONGES DE SOLIDARITE

CONGES DE SOLIDARITE

 

Ce congé est un droit inscrit au code du travail qu’il vous appartient

de  faire valoir et connaître aux intéressés

 

VOS DROITS ET DÉMARCHES : Emploi, travail

 

 

 Congé de solidarité internationale  

Le congé de solidarité internationale est accordé si : 

·         vous justifiez de 12 mois d’ancienneté dans l’entreprise (consécutifs ou non), 

la mission à laquelle vous souhaitez participer se situe hors de France et relève soit d’une association à objet humanitaire, soit d’une organisation internationale dont la France est membre (la liste est fixée par arrêté ministériel). 

 

Durée et objectif du congé 

La durée du congé ne peut excéder six mois. 

L’objectif du congé est de mettre à la disposition des organisations non gouvernementales (associations humanitaires) du personnel à la fois qualifié et immédiatement opérationnel. 

 

Modalités 

Le salarié doit informer son employeur par lettre recommandée avec accusé de réception ou remise en main propre contre décharge (récépissé) au moins un mois à l’avance en précisant: 

·         la date de départ en congé, 

·         la durée de l’absence envisagée, 

·         le nom de l’association pour laquelle la mission sera effectuée. 

·          

Réponse de l’employeur 

L’employeur peut refuser le congé s’il estime que l’absence du salarié est préjudiciable à la production et à la marche de l’entreprise. Son refus doit être motivé et notifié au salarié par lettre recommandée avec accusé de réception dans un délai de 15 jours après la réception de la demande. 

A défaut de réponse dans ce délai l’accord de l’employeur sera réputé acquis. 

 

L’employeur peut refuser le congé si le nombre de salariés bénéficiant déjà 

de ce congé, à la date de départ envisagée, atteint les proportions suivantes par établissement occupant: 

·         moins de 50 salariés : 1 bénéficiaire 

·         de 50 à 99 salariés : 2 

·         de 100 à 199 salariés : 3 

·         de 200 à 499 salariés : 4 

·         de 500 à 999 salariés : 5 

·         de 1000 à 1999 salariés : 6 

à partir de 2 000 : 1 bénéficiaire de plus par tranche supplémentaire de 1 000 salariés. 

 

Statut pendant le congé 

Pendant le congé, le contrat de travail est suspendu. Le salarié n’est pas rémunéré pendant le congé. 

La durée du congé est assimilée à une période de travail effectif pour la détermination des avantages liés à l’ancienneté. 

La durée du congé de solidarité n’est pas imputée sur celle des congés annuels. 

 

Retour de congé 

A son retour de congé, le salarié doit retrouver son précédent emploi ou un emploi similaire assorti d’une rémunération au moins équivalente. 

Attestation de l’association Le salarié remet à son employeur une attestation de l’association ou de l’organisation constatant l’accomplissement de la mission.